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L’hypnose et la psychothérapie

Le 13 Juillet 2010

L’hypnose et la psychothérapie

La prise en charge d'un patient en hypnothérapie demande des séances préparatoires : anamnèse, prise en compte des canaux de communication du sujet, exploration de son registre sensoriel préféré (le VAKOG : visuel, auditif, kinesthésique, olfactif, gustatif) de ses loisirs, de ses ressources conscientes et positives). La thérapie est centrée sur la solution du problème et la collaboration active du sujet.

Le langage analogique de l'hémisphère droit des images et des métaphores est abondamment utilisé pour induire des suggestions utiles au changement.

Les applications sont nombreuses : L'hypnothérapeute intervient pour l es conduites alimentaires, les addictions, les états dépressifs, les traumatismes, l'EPST, Les phobies, les angoisses, le toc. . Depuis 20 ans le Dr Peter Whorwell de l'université de Manchester affirme que l'hypnose semble avoir une efficacité prolongée en cas d´intestin irritable, syndrome à composante psychosomatique Les fibromyalgies et les spasmophilies sont beaucoup mieux supportées par des patients habitués à l'autohypnose. Les patients cancéreux, les patients en soins palliatifs ont, certes, besoin d'un soutien médicamenteux. mais dès qu'ils ont l'expérience de l'hypnose, ils en ressentent un mieux-être significatif.

L'hypnose infantile

Les enfants sont particulièrement sensibles à l'hypnose et à la magie des contes, ils sont très inventifs et coopérants. A l'hôpital Necker, dans le service des enfants atteints de cancers, les infirmières utilisent l'hypnose avec un grand succès. A l'Hôpital des enfants Armand Trousseau, l'hypnose est utilisée auprès des enfants dans les cas de migraine ; on peut également utiliser l'hypnose avec succès pour traiter l'énurésie, les cauchemars, les insomnies et les troubles du comportement.

L'hypnose et le traitement de la DOULEUR

Entre 1994 et 2005 4300 opérations sous hypnose au CHU de Liège

Le CHU de Liège est réputé pour la pratique de l'hypnose au bloc opératoire, dirigé par le Pr Marie-Elisabeth FAYMONVILLE

Le Pr Faymonville, chef de service associée du secteur « Clinique de la Douleur » dans le service d'Anesthésie-réanimation du CHU de Liège a pratiqué l'opération de la thyroïde sur la reine des Belges Fabiola sous hypnose le 12 janvier 2009.

« L'hypnose n'est ni un truc exceptionnel, ni un miracle: c'est une ressource que nous avons et que nous pouvons utiliser si nous en avons envie », explique le Pr Faymonville qui l'a introduite en chirurgie il y a 16 ans.

L'hypnose peut moduler la perception de la douleur. Les imageries cérébrales du TEP démontrent que « Le précuneus (région du cortex pariétal) et le cortex cingulaire postérieur sont désactivés en cours d'hypnose. Et on a déjà observé une désactivation de ces zones dans certaines phases du sommeil ou dans les états végétatifs, donc dans des états modifiés de conscience. » Dr Faymonville.

L'hypnose ne supprime pas un symptôme, elle apporte un savoir différent qui met l'individu en relation avec ses sensations. Elle aide à mieux vivre son symptôme et diminue la sensation de la douleur, la souffrance et l'angoisse. Elle redonne de l'espoir au malade et le fait sortir de sa résignation.

« L'hypnose n'est pas un pouvoir, l'hypnose est un savoir » aimait à dire le Pr Raphaël Cherchève.




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